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CHAMBRE DE L'INDUSTRIE HOTELIERE ET TOURISTIQUE DU RHONE

Organisme professionnel qui représente les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration, des cafés et des établissements de nuits dans le Rhône

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Taxe régionale sur l’hôtellerie en Ile-de-France : ça suffit !

Roland HEGUY, Président confédéral de l'UMIH, (Union des métiers et des industries de l'Hôtellerie), première organisation professionnelle du secteur de l'hôtellerie-restauration, fédérant 85% des professionnels syndiqués indépendants sur tout le territoire français, s'indigne de la proposition du STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France) d'instaurer une taxe supplémentaire sur les nuitées d'hôtels afin de financer le développement du transport en Ile de France.

Le STIF propose, sans concertation avec le secteur, une taxe de séjour régionale de 2€ supplémentaire sur les nuits d'hôtels, arguant que les touristes, aussi, devraient contribuer au financement des transports.

« On marche sur la tête ! A quelques jours des conclusions des Assises de Tourisme, qui, nous l'espérons, seront le point de départ tant attendu d'une nouvelle politique volontariste en faveur du tourisme, certains font des propositions qui fragiliseront un secteur entier de l'économie francilienne. Pourquoi la France veut-elle taxer toujours plus un secteur d'avenir ? Faut-il rappeler que Londres talonne Paris, et deviendra, c'est sûr prochainement la première destination touristique en Europe ? Faire de telles propositions, c'est un message très négatif adressé à des millions de touristes, à l'heure où la France doit faire face à la concurrence agressive de destinations touristiques émergentes. Aujourd'hui, un séminaire ou un Congrès peut se tenir indifféremment à Paris ou à Dubaï. », s'indigne Roland HEGUY, Président confédéral de l'UMIH.

L'UMIH rappelle que les hôteliers apportent déjà une contribution majeure à l'équilibre des comptes publics (doublement de la TVA ces deux dernières années, multiplication de nouvelles taxes...) et que le produit de la taxe de séjour en Ile-de-France représente pour les hôteliers une charge de 57 millions d'euros par an (source DGFIP / DGCL).

De plus, le secteur doit faire face à la concurrence déloyale des locations meublées courts-séjours qui se professionnalisent, sans aucun cadre réglementaire. « Que l'Etat, le Conseil régional, les collectivités fassent leur travail en encadrant et contrôlant ces nouvelles pratiques qui échappent aux obligations réglementaires, sociales et fiscales, plutôt que de créer des nouvelles taxes qui vont faire fuir les touristes et fragiliser davantage nos entreprises. Nous attendons des pouvoirs publics qu'ils créent les conditions d'un environnement favorable au développement d'un secteur indispensable à l'économie francilienne plutôt qu'imaginer des freins dont ils ne mesurent pas les impacts. », conclut Roland HEGUY.

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